Conférences – 2025

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Conférence d’ouverture – 12h30

Intelligence artificielle géospatiale : Transformer les données et l’expertise en informations exploitables

Jean-François Bourgon & Mozhdeh Shahbazi, Ressources naturelles Canada

Dans cette présentation, nous introduirons divers aspects des technologies d’intelligence artificielle géospatiale (GeoAI) développées au Centre canadien de cartographie et d’observation de la Terre, notamment les modèles fondamentaux géospatiaux canadiens, la chaîne/pipeline GeoIA et les cadres de jumeaux numériques. Nous présenterons la manière dont ces technologies sont appliquées pour répondre à nos mandats en matière de création de couches de données de base du pays. À travers une démonstration, nous illustrerons également comment elles peuvent être utilisées pour extraire des connaissances mesurables à partir de données géospatiales acquises avant et après une catastrophe naturelle.

Conférences – 13h30 à 15h30

Intégration des capteurs à faible coût et des données ouvertes pour la modélisation cadastrale 3D et de l’environnement bâti 

13h30

Alexandre Laplante, étudiant au doctorat en sciences géomatiques, Université Laval 

Ce projet présente une méthodologie pour la modélisation cadastrale en 3D en intégrant des technologies de capteurs à faible coût, telles que la photogrammétrie par drone, avec des ensembles de données géospatiales faisant autorité. L’approche est conçue pour surmonter les limites de l’acquisition de données 3D conventionnelle, qui peut être très gourmande en ressources. Le flux de travail proposé dans cette recherche comprend l’intégration de données provenant de sources multiples, le nettoyage des données, le géoréférencement et l’alignement des géométries 3D avec les limites des parcelles. Les modèles obtenus sont adaptés à la visualisation et à la vérification cadastrale, et offrent des outils pratiques pour améliorer les pratiques d’administration foncière. Ils peuvent également servir de base pour la représentation 3D des bâtiments ou au cadastre volumétrique. Pour démontrer son applicabilité, notre méthodologie est appliquée à une propriété située sur les rives d’une rivière dans une zone rurale du Québec, loin des grands centres urbains.

Cartographie de la susceptibilité de présence d’amiante dans le socle rocheux au Québec

14h15

Francis Donati-Daoust, Enseignant chercheur – Département de Technologie minérale, Observatoire national de l’amiante (ONA)

Au Québec, on sait que l’exploitation de l’amiante s’est déroulée à Thetford et Val-des-Sources. Mais l’amiante a-t-elle été exploitée aussi ailleurs ? De façon naturelle dans le socle rocheux, où peut-on retrouver de l’amiante au Québec ?

Francis Donati-Daoust présente sa démarche afin de cartographier l’amiante sur tout le territoire québécois, une présentation à saveur cartographique et géologique.

Dans le cadre de ce projet de recherche, 2 SIGs (QGIS et ArcGIS Online) ont été utilisés afin de traiter les données, produire une série de cartes et publier une application en ligne pour partager l’information produite.

L’hydrospatial démocratisé : une approche low-cost des levés bathymétriques 

14h40

Willian Ney Cassol, professeur adjoint, département des sciences géomatiques, Université Laval

L’accès aux technologies hydrospatiales demeure un défi majeur pour la cartographie des fonds marins et la gestion des zones côtières, souvent freiné par le coût élevé des équipements et la complexité technique. Pour surmonter ces obstacles, le LabEx REPER 3D de l’Université Laval a développé un drone hydrographique de surface open source et low-cost, entièrement DIY (Do It Yourself), pour moins de 4000 $. Compact, modulaire et facile à assembler, ce drone embarque un autopilote, une sonde monofaisceau et divers capteurs économiques, permettant de réaliser des levés bathymétriques, des inspections de structures côtières ou encore une cartographie rapide des fonds marins. Un guide utilisateur complet accompagne le projet, facilitant son adoption par les étudiants, chercheurs et praticiens. Cette initiative marque une étape vers la démocratisation des outils hydrospatiaux. 

Les données géospatiales en support à l’occupation paisible des terres en Afrique 

15h05

Francis Roy, professeur titulaire, département des science géomatiques, Université Laval

De nombreux conflits civils affectant les pays d’Afrique, et plus particulièrement ceux d’Afrique francophone, prennent leur origine dans l’incertitude inhérente à l’occupation foncière et à l’usage des terres. La question foncière est d’autant plus cruciale dans un contexte de changement climatique et d’augmentation des aléas naturels, qui ont pour conséquences de rehausser la pression sur les terres. À titre d’exemple, pas moins de 70% des causes présentées devant la cour suprême de la Côte d’Ivoire concernent un conflit foncier. Une voie de solution serait de mettre sur pied des infrastructures de données géospatiales (notamment cadastrales) visant à reconnaître et à rendre publics les droits, les obligations, les responsabilités et les restrictions touchant les territoires collectifs et les terres individuelles. Dans ce contexte, la trajectoire historique du Québec et son infrastructure actuelle de gouvernance territoriale et foncière pourraient s’avérer être des sources d’inspiration pertinentes, utiles et profitables.